Culture: les Bruins de Boston l’ont, l’affaire, eux!

par Jeff Drouin | Oct 25, 2026

Lorsqu’il est question de culture, mes lentilles se dirigent directement vers les Bruins de Boston, puisque cette organisation brille de tous ses éclats dans cette catégorie. C’est simple, cette lettre de noblesse, soit celle du capitaine, s’est retrouvée sur les maillots de deux hommes représentant parfaitement cette culture puissante qui rayonne toujours au sein du groupe actuel: Zdeno Chara et Patrice Bergeron.

Rappelons que le 3 octobre 2006, alors qu’il était âgé de 29 ans, Big Z devenait le 25e capitaine de cette concession basée dans le quartier West End, au centre-ville de Boston. De 2006 à 2020, le géant de 6 pieds 9 pouces a cajolé cette culture de respect, de discipline et d’engagement envers le logo qui orne le devant du maillot. Puis, le 7 janvier 2021, cette lettre emblématique a été confiée à Patrice Bergeron, qui arborait fièrement le numéro 37.

Sans omettre que celle-ci est passée entre les mains de Brad Marchand, le troisième membre de ce trio légendaire, le 20 septembre 2023, à la suite de la décision de Bergeron d’accrocher ses patins et son tricot des Oursons. Marchand maîtrisait également cette puissante culture, lui qui avait bien gobé les enseignements de ses anciens acolytes, Chara et Bergeron.

Chara. Bergeron. Marchand. Ces trois mousquetaires ne se retrouvent peut-être plus au sein de cet environnement imprégné d’une culture profondément enracinée, mais grâce à leur boulot colossal, les succès s’enchaînent malgré un effectif qui, sur le papier, est toujours sous-estimé. Il manque cruellement de profondeur au niveau du talent brut. Cependant, David Pastrnak et Charlie McAvoy s’assurent que cette identité rayonnante continue de peindre son œuvre.

Donc, c’est depuis le 27 septembre 2026 que Pasta se pavane avec cette lettre ô combien légendaire. Et comme c’est le cas depuis le départ de Bergy, les spécialistes croient peu aux pouvoirs de la culture des Bruins... Il n’en demeure pas moins que cette identité très forte permet, une fois de plus, à cette formation de se démarquer et de s’imposer parmi les meilleurs clubs du circuit au moment de composer ce bref billet.

Tout ce brouhaha me guide vers ceci, en rapport avec la perte de Nick Suzuki chez le bleu-blanc-rouge:

UN CAPITAINE S’ABSENTE… SA CULTURE RESTE.

Plusieurs partisans étaient complètement découragés par la perte de Nick Suzuki et anticipaient le pire pour le Canadien.

Mais un grand mentor m’a déjà enseigné une chose : lorsqu’un capitaine est un véritable leader, son influence dépasse largement sa présence sur la glace. Il contribue à bâtir une identité, une culture et une mentalité qui demeurent bien actives, même en son absence.

Une grande culture d’équipe ne disparaît pas parce que son capitaine se retrouve sur la liste des éclopés ou qu’il a pris sa retraite...

Et c’est exactement ce que le Tricolore doit continuer de démontrer au cours des prochains jours, puisque c’est là qu’on reconnaît la véritable force d’un groupe!

Disons que la « ride » est bien partie, puisque les Habs sont parvenus à décrocher deux gains en deux joutes depuis l’absence de Suzuki, dont une victoire soutirée aux Jets de Winnipeg lors de la Classique Héritage.

D’ailleurs, Phil Danault a tenu des propos allant exactement dans le même sens la semaine passée devant les médias. Une réflexion que je partage depuis longtemps!

MOT DE LA FIN

Est-ce que le discours que j’entretiens à ce sujet est cliché? Est-ce que l’absence de ton capitaine et/ou de ton meilleur joueur brise réellement la culture d’équipe? On pourrait multiplier les « est-ce que », mais les preuves sont tangibles à travers l’histoire: il est réellement possible de poursuivre son chemin sans guide pendant un bref moment, voire une période un peu plus longue.

Retenez bien ceci: une CULTURE solidement enracinée est plus forte que TOUT, même que l’absence de ses plus grands leaders!

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Jeff Drouin et Keven Mawn

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