Le 19 décembre 2025, Phillip Danault revenait à Montréal afin d’enfiler le maillot bleu-blanc-rouge pour une seconde fois en carrière. À ce moment, il débarquait au sein d’un nouveau groupe, dans une culture devenue puissante et sous les ordres d’un entraîneur-chef (Martin St-Louis) qui procure des frissons chaque fois qu’il prend la parole dans le vestiaire.
Son ajout était capital pour stabiliser la ligne centrale du Tricolore, mais il devait également assimiler un nouveau système ardu à saisir ou, plutôt, qui demande un certain temps d’adaptation. Oui, Danault était efficace défensivement ainsi que dans le cercle des mises en jeu, sans toutefois être complètement lui-même. Après quelques semaines, on le sentait de plus en plus à l’aise dans la structure, ce qui lui permettait de briller davantage.
Ramenons-nous à aujourd’hui, soit le 29 octobre 2026! On peut hurler à tout rompre que celui qui arbore le numéro 24 est officiellement le vrai Phillip Danault, avec encore plus de vitesse dans son arsenal déjà bien étoffé. Oui, il domine dans le cercle des mises en jeu, figurant parmi les meilleurs du circuit à ce chapitre. Oui, il excelle sur les 200 pieds de la surface glacée. Oui, il permet à ses ailiers d’être la meilleure version d’eux-mêmes. Oui, il démontre que, malgré la trentaine, c’est possible d’augmenter sa vitesse sur patins en suivant les entraînements nécessaires pour y parvenir.
Toutefois.
Êtes-vous conscients du niveau excessivement élevé de son leadership, autant sur la glace que dans le vestiaire et hors de celui-ci ? Il n’a certes (allo, Keven) aucune lettre sur son tricot, mais il n’en demeure pas moins que son leadership est palpable jusque sur notre sofa. En plus de permettre à ses partenaires de trio d’être la meilleure version d’eux-mêmes, il rend l’ensemble des Canadiens de Montréal plus mature et plus efficace.
J’ajouterais même cette déclaration de mon cru au sujet de Danault: l’importance invisible d’un leader indispensable!
33 ans? On s’en fout! Danault doit demeurer au sein de cette famille pour l’avenir, lui qui achève la dernière année d’un pacte de six ans lui permettant d’empocher 5,5 millions de dollars par saison. Keven et moi avions eu une discussion à cet effet lors d’un épisode d’« On prend le lead » et je n’étais pas d’accord avec mon acolyte au sujet d’une prolongation de contrat pour Danault.
Mea culpa.
Kent Hughes se doit de déposer une offre honnête au Québécois afin que ce dernier puisse poursuivre son deuxième séjour au sein des Canadiens de Montréal. À 33 ans, il se retrouve au bon endroit mentalement et, physiquement, il est au summum de ses capacités, ce qui est remarquable pour un vétéran avec autant de millage dans le corps. Sans omettre tous les intangibles invisibles qu’on ne perçoit pas avec le simple test de l’œil.
Avant de me lancer dans la rédaction d’un autre papier, je vous laisse avec cette opinion:
Martin St-Louis se doit, malheureusement, de séparer sa « French Connection » et de donner un pivot de cette qualité à Cole Caufield et Juraj Slafkovsky. Rien de moins. Avec Danault au milieu de ces deux-là, ça donnerait assurément plus de punch à une première unité qui se cherche depuis que le capitaine Nick Suzuki se retrouve à l’infirmerie.
Voilà!
Crédit photo: Instagram Phil Danault



